A chacun son rêve
Dans cette vie superposée
De brumes
Et de glauques senteurs épicées
Je dispose
Pas à pas
Les bribes d'une histoire
Qui ne m'appartient
Que par la persistance des saisons
Elle décline elle-même
Mes impossibles soliloquies
Mes ruptures scandées
Du sourire béat du repu
Dans tes yeux
Ami
Ma silhouette
Se révèle au miroir de mes aveux
Je me construis
Comme on trébuche
A travers ta présence
Presque indécente
Mon regard se permet
De dilater le monde
De compiler les silences
D'accumuler les cris
Dans l'album de nos retrouvailles
Epuisées
Par les vents larges du plaisir recouvré
J'écris
Comme on part là-bas
J'écris
Pour (n'être)
J'écris
J'écris
Pour réussir ma mort.
