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IV

IV
Dans les croisées récurrentes du souffle
du soleil
Frivole et dont l'ardeur salée
Se déplie sur ma peau
Il y a les reconnaissances de tous mes vents étrangers
De toutes les imperfections du rivage
J'étais en ce soleil
Armé des certitudes de l'arbre à pain
A espérer une quelconque brûlure
Faisant naître en moi l'intime
Conviction
d'être de ce pays
...
je le suis...
...
Enraciné dans les jaspes
Et les rondeurs dociles de cette terre
J'apprenais le rythme souterrain
De l'Afrique
Heu ! Pardon
« De la Caraïbe »
...
(J'étais dans les ornières démesurées
De la piste de bidon V
Les sables de Dufour
Ont des reflets de Tanezrouft)

Imbibé, fertilisé
Des senteurs d'orages indigo
Et des paroles striant mon corps
Des souffles de Tropique
J'apprenais à être
L'allié du mabouya
L'ami
De cette Terre

Dans la moiteur
De cette fin de période cyclonique
Les mots des hommes
Ont la fraîcheur acidulée
Des embruns dispersés par les vents
Il suffit de s'y enraciner
De tremper son regard lucide
Dans la langueur verte
Des feuillages irisés
des douleurs du passé
La main du commandeur
Même si elle ne se tend plus
Imprime encore dans nos corps
Des pulsations
De soumission

Le sourire des femmes
N'a pas changé

Possédons-nous
Notre propre
histoire ?

Il est très tard dans la nuit
Quand le mabouya
Happe l'insecte qui croyait
Déjà voir le jour.

Et malgré cela, le jour point








Je regarde sans lassitude le jour poindre
Et Michel Suret-Canale qui part cette année en vacances en Espagne

# Posté le samedi 20 août 2005 01:46

Modifié le vendredi 08 juin 2007 11:02

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