Poème pour rien dire

Mon soleil
Est mangé par l'insomnie
De nos réalités humides et vibrantes
Seul un détail
Insignifiant, invisible, inaudible
M'éveille et m'aveugle
Pourtant tout est parfait
Rectiligne, lisse, conforme
Et voilà pourtant que j'oscille
J'ondule j'hésite
En déchirant le coeur
De maigres colombes
J'ai arraché mes yeux
Au rêve illisible et saturé
De mes certitudes
De sable blanc
Je m'émeus maintenant
De l'absence de toute émotion
Et de la montée du froid
Tant de choses insensées persistent
A l'expansion de ma (propre) mémoire
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# Posté le jeudi 01 septembre 2005 15:25

Modifié le mardi 04 octobre 2005 16:10

Hammam (sur une peinture de Guillaume Poupard)

Hammam (sur une peinture de Guillaume Poupard)
Je suppose
L'étendue des rives de tes reins
Je devine
Sans écho
La montée de la peau
A la bouche suspendue et tremblante
Dans les transpirations d'encens
Huileuses et prégnantes
Les sursauts du bassin
Justifient les courbes de tes seins pâles et arrogants
Il persiste
Une senteur de
Sacré
Adossée aux onguents
Des matins assourdis
De lumière diaphane
Les hommes
Se reconnaissent
Sans oser le dire
Dans l'intimité réveillée
Des femmes


# Posté le jeudi 01 septembre 2005 16:01

Modifié le vendredi 01 juin 2007 19:22

Fantôme

quand les mots
sont imprécis
la matière sait parfois
prendre le pas
pétrir modeler malaxer sentir
Apprivoiser
l'avant-garde de la parole
les prémisses
de l'échange
dans le primitif le sauvage et le brut
Retrouver
ses racines de
"soie et de crin"
assumer ses paradoxes
comme dans les courbes d'une femme
ses propres gestes oubliés
une identité
à
découvrir


Fantôme

# Posté le vendredi 02 septembre 2005 15:23

Modifié le vendredi 01 juin 2007 19:21

Entre mots

Je te donne
Les revers de l'amour
Les restes prononçables
Le sillage des femmes
Entre elles
A la césure de mon émoi
Des mots pour rêver
Et plus encore
Loin des désirs sourds et invisibles
A l'orée des forêts
Parturientes
Comme un sauvage
Poser ma tête sur ton ventre



Entre mots

# Posté le vendredi 02 septembre 2005 15:49

Modifié le vendredi 01 juin 2007 19:21

A vos claviers

Je reprends ce matin un texte écrit à plusieurs mains sur le Forum de l'AMOURIER



Evidemment ce matin notre regard se passe du soleil, pourtant la grève, nous effleurant à fleur d'oeil, n'a plus son visage embrumé, ni sa langue déployée.
L'écume aux lèvres n'attend que le baiser du vent.
Tu aurais pu sourire en attendant pour mieux t'effacer.
Tu aurais pu soulever ce qui tend à m'évincer.
Mais violemment tu lances ta plume et perd ton illusion disloquée.
Piège d'un autre génie du temps. L'attente d'un temps, gelé par le battement de ce silence.
Vicieuse, désolante, éternelle et pas une aile ne s'attarde dans le coffre aux symboles.
Tu aurais pu aimer les embruns.
Sous l'image d'un cercle défiant les pantins.
À t'entendre, je me perds. Les pairs de vies à t'attendre...
Tu aurais pu écrire, décider de marcher.
Mais voilà tu regardes vers son puit noir, roi par mégarde, discrètement ivre de l'air bleu, posé là de l'autre côté.




visitez le site de l'AMOURIER
A vos claviers
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# Posté le mardi 13 septembre 2005 01:49

Modifié le mercredi 14 septembre 2005 14:55