Est mangé par l'insomnie
De nos réalités humides et vibrantes
Seul un détail
Insignifiant, invisible, inaudible
M'éveille et m'aveugle
Pourtant tout est parfait
Rectiligne, lisse, conforme
Et voilà pourtant que j'oscille
J'ondule j'hésite
En déchirant le coeur
De maigres colombes
J'ai arraché mes yeux
Au rêve illisible et saturé
De mes certitudes
De sable blanc
Je m'émeus maintenant
De l'absence de toute émotion
Et de la montée du froid
Tant de choses insensées persistent
A l'expansion de ma (propre) mémoire


