...à pas de velours...rendu nécessaire
Par ton travail, scandé d'images pénétrantes et rugueuses
Traces des chevêtres de mon esprit
encore enraciné dans les sables de Céron
ou les falaises d'Ajoupa
Articulation de phrases muettes
Et de regards prolixes
Que les vents des canaux accrochent à mon émoi
Je ne peux que rêver
De cette absence dévorante
des grandes fougères détrempées sous mes pas incertains
Des visages cristallisant mon appartenance
illusoire et magique à ce peuple
Quand le soir est inhospitalier, les humeurs métissées
les regards complices et amoureux de "Cybèle et Léonise"
m'invitent à ce voyage de retour
à m'enfouir au creux des sourires sucrés
de ma nanni
qui se reflètent tant dans les images que tu nous tends
Comme un verre de Rhum à partager
Que tu imprimes dans nos mémoires comme un souvenir recouvré
C'est un désir de transpiration, de sueurs besogneuses
de moiteur volatile, de dérive tropicale écorchée
Que seul le plaisir de partager
Quelques mots/images avec toi
Rend crédible.
Plaisir de se sentir vivre
comme vit dans tes clichés l'âme d'un antillais qui s'invente le paradis
Plaisir d'un regard avalé
Désir intime de sang mélé
Enfin ne pas mourir Sans un Regard
Un Regard
"discrètement heureux".



